L’objectif de cette unité d’enseignement est de former les étudiant(es) aux enjeux éthiques et politiques des sciences et des techniques, dans les domaines des sciences du vivant et de la chimie, de la médecine et de l’environnement. On prendra en compte le contexte collectif et social d’élaboration et de transmission des sciences et on interrogera les enjeux éthiques de l’évolution des savoirs, des techniques et des institutions qui encadrent ces savoirs et ces techniques de transformation du corps et de la nature. Cette formation théorique s’accompagne de la possibilité d’effectuer un stage court dans un laboratoire ou une institution en lien avec l’un des domaines scientifiques étudiés.
L’UE 801B comprend 6 EC. L’EC1 est obligatoire pour les étudiants des 2 parcours et vise à solidifier la culture des étudiants en histoire et philosophie générale des sciences. 4 EC doivent être choisies dans les EC2 à 5 de l’UE 801B ou de l’UE 801A. Les étudiants choisissant le parcours AEPST doivent en choisir au moins 2 au sein de l’UE 801B EC2 à 5.
Ce choix d’option vise à donner une cohérence méthodologique aux deux parcours tout en laissant une marge aux étudiants pour faire un panachage et préparer au mieux leur mémoire ou leur stage de seconde année.

Cette UE vise à approfondir le socle général proposé en UE 701, EC 2, en développant les connaissances des étudiants à propos des problèmes et des outils qu’on rencontre de façon transversale en histoire et philosophie des sciences. Pourront par exemple être abordés des sujets comme l’explication scientifique, le mécanisme, le matérialisme, la notion de représentation scientifique, la notion de modèle, la notion de style de pensée ou de pratique scientifique, en privilégiant selon les cas un traitement historique ou philosophique de ces questions et en analysant en détail des études de cas.
Cette UE vise à approfondir l’UE 702, EC6 - Dimensions sociales et collectives de la science. Elle vise à analyser la façon dont s’entrecroisent et se complètent les dimensions individuelles et sociales ou institutionnelles dans l’analyse et l’explication du développement de la science. On pourra dans cette optique faire par exemple appel à des approches issues de l’épistémologie sociale, de la sociologie des sciences, de l’approche prosopographique en histoire des sciences ou des méthodes quantitatives.
Cette UE vise à approfondir l’UE 702, EC 4 en s’intéressant au passage de l’alchimie à la chimie, à la nature de ce que l’on nomme « révolution chimique » au XVIIIe siècle, au développement de la chimie comme science théorique et universitaire au XIXe siècle. On étudiera plus particulièrement le contexte politique et social du développement de la chimie et les enjeux pratiques du recours à l’instrumentation et aux machines en chimie, en biochimie ou biologie moléculaire.
La recherche des causes des maladies, la définition de modèles pour penser le rapport entre normal et pathologique, se trouvent au cœur de la pensée médicale depuis ses origines. La difficulté à caractériser la santé (« vie dans le silence des organes », « état de bien être complet » ?) rend encore plus complexe la question de la conceptualisation des maladies. La maladie est-elle le résultat d’un déséquilibre des éléments normaux, comme le voulaient aussi bien Hippocrate que Claude Bernard ? Est-elle une catastrophe pour l’organisme, comme l’affirmait Kurt Goldstein ? Ces questions seront abordées pour parler de problèmes qui, se posant d’abord dans un contexte médical, interrogent la philosophie dans son ensemble.
La réflexion philosophique sur l’environnement est devenue désormais centrale. Elle constitue un champ de réflexion interdisciplinaire par excellence – illustrée par exemple par la notion d’Anthropocène – ce qui la rend très stimulante, mais ce qui lui fait courir le risque de se contenter de réflexions superficielles sur ses éléments constitutifs (métaphysique, politique ou éthique). Ce cours visera à la fois à familiariser le public avec les grands thèmes en philosophie de l’environnement, et à en approfondir quelques-uns de façon à ouvrir les perspectives d’un futur travail individuel sur ces questions.
Cette UE vise à permettre aux étudiants de découvrir des contextes professionnels ou les compétences développées dans ce Master sont utiles. Le projet de stage doit être validité par un enseignant référent et doit durer entre 2 et 3 semaines. Il donne lieu à la présentation d’un mémoire de stage de 10-15 pages. Ce stage court peut être la préfiguration d’un stage long en seconde année (voir l’UE 1001, EC3). Typiquement, les étudiants peuvent proposer des stages dans les services sciences, techniques et sociétés de media (journaux, télévision, radio), dans des entreprises, ou au sein de collectivités territoriales devant affronter des problèmatiques de responsabilité sociale liés au développement de pratiques scientifiques, ou d’applications techniques. Les stages doivent permettre d’envisager des débouchés professionnels aux étudiants qui enchaînent ce master après leur licence.