La comptabilité n’est pas une technique neutre mais un « produit » social et politique qui sert les intérêts d’un groupe ou de groupes d’acteurs dominants : les modifications fréquentes des concepts de résultat et des types d’évaluation sont la conséquence d’une lutte entre différentes parties prenantes (créanciers, actionnaires, managers, salariés etc.) pour façonner à leur manière la représentation et la distribution de la richesse produite dans les entreprises.

Mais la comptabilité n’est pas seulement une résultante « passive » d’affrontements sociaux, c’est aussi un instrument « actif » qui façonne de nouvelles idéologies, de nouvelles conceptions de la gestion et qui permet d’obtenir certains résultats (parfois inattendus) : en clair les choix comptables sont porteurs de conséquences idéologiques et économiques.

Cette dialectique de la comptabilité qui est à la fois un produit social et en même temps un moyen de façonner la société est particulièrement visible en ce tournant du XXIe siècle. La situation actuelle, marquée par la pénétration des « normes financières internationales » (IFRS – International Financial Reporting Standards) et des IPSAS (International Public Sector Accounting Standards) va encore évoluer.

Les normes IAS/IFRS intègrent quelques principes généraux qui sont en décalage avec les principes appliqués actuellement par les normes françaises. La compréhension de ces principes nécéssite la maîtrise des concepts fondamentaux de la comptabilité en partie double mais également l’analyse financière et le contrôle de gestion.

Cette discipline requiert des capacités d’analyse et de synthèse, doublées de compétences techniques et humaines. Dans un domaine aussi transversal que celui de la comptabilité internationale il est important de consolider ses connaissances dans les différents domaines de management de l’entreprise. Une bibliographie est jointe ci-dessous.