M1 - EEA - Réseaux Informatiques - N.Fressengeas
Section outline
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Nouvelles diverses et annonces
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Polycopié technique proposant une description générale des réseaux qui présente le défaut d'être obsolète. La partie technique est en revanche largement utilisable.
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Il est très difficile de trouver, ou de faire, un support écrit sur les réseaux informatiques qui ne soit pas très rapidement obsolète, tant leur évolution est rapide. La seule solution est celle d'un support écrit en permanente évolution, maintenu par les spécialistes de chacun des domaines mis en jeux dans les réseaux informatiques.
Ce support écrit existe, il s'agit de Wikipedia. On comprendra aisément pourquoi les sections de Wikipedia dédiées aux réseaux informatiques sont particulièrement bien faites et à jour, spécialement en ce qui concerne la version anglaise).
Le support écrit de ce cours sera donc constitué de pages de Wikipedia (non exclusivement). Les liens ci-dessous, qui seront complétés dynamiquement lors du cours en présentiel, sont des lectures obligatoires pour qui souhaite valider cette UE.
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Historique et principes de base des réseaux dans le monde informatique
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Internet, une création des années 1960...
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Modèle international utilisé pour garantir l'interconnexion des réseaux informatiques entre eux. N'est que partiellement respecté par le réseau Internet.
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Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN, en français, la Société pour l'attribution des noms de domaine et des numéros sur Internet)
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Association française pour le nommage Internet en coopération
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World Wide Web Consortium
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Dans cette section sont listés les protocoles locaux les plus utilisés.
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Détails sur les communications physiques via un fil électrique, une fibre optique ou des ondes
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Ethernet, le protocole local le plus utilisé sur les réseaux filaires
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ATM, un protocole pour garantir les débits
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Fonctionnement d'un serveur DHCP
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Protocole de Résolution d'Adresses Locales
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Protocole local sans fil
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Dynamic Host Configuration Protocol, pour la gestion automatique de l'attribution des adresses IP
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Cryptage élémentaire d'un réseau WiFi
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Une sécurisation moins naïve des réseaux Wi-Fi
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Authentification Wi-Fi à l'aide d'un nom d'utilisateur et d'un mot de passe. Comme à l'Université de Lorraine.
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Les protocoles réseau son les protocoles de la couche 3 du modèle OSI
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Domaine Name Server : le serveur de noms fait la correspondance entre adresses numériques et alphanumériques
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IP, Internet Protocol, le protocole unifiant Internet
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La version couramment utilisée, en cours d'épuisement
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Nouvelle version du Protocole Internet, créé il y a seulement 20 ans
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Network Address Translation : de la traduction d'adresse pour pallier la pénurie d'adresses IPv4
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Internet Control Message Protocol : le protocole sous la commande ping
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Fiabilisation en assurant que les messages arrivent à destination, mais aussi aiguillage, via les ports, pour communiquer entre processus, pas seulement entre machines.
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Correspondant à la couche de transport du modèle OSI, la notion de port logiciel permet, sur un ordinateur donné, de distinguer différents interlocuteurs. Ces interlocuteurs sont des programmes informatiques qui, selon les cas, écoutent ou émettent des informations sur ces ports. Un port est distingué par son numéro.
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Transport Control Protocol : pour contrôler que les paquets arrivent (ou pas)
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User Datagram Protocol : ne pas contrôler l'arrivée des paquets, cela permet d'aller plus vite, mais l'utilisateur doit tout contrôler lui-même
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Plusieurs moyens d'organiser la communication sur TCP/UDP
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NetBIOS, le protocole de Microsoft pour simplifier les communications sur un réseau local
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Samba, la version libre du protocole NetBIOS de Microsoft. Utilisé pour permettre l'interopérabilité avec les systèmes Microsoft
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Réseaux privés virtuels: une extension des réseaux locaux par le cryptage à travers IP.
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Nano-ordinateur à nano prix. Le premier du genre.
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Des applications, des logiciels, mais aussi des protocoles
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Hypertext Transfer Protocol
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A la racine de la structure d'Internet, l'architecture client/serveur se différencie de l'architecture "pair à pair" (Peer to Peer) par la dissymétrie des rôles joués dans une communication.
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Simple Mail Transfer Protocol : pour l'envoi et le suivi de mail
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Post Office Protocol : pour récupérer son courrier à la poste
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Internet Message Access Protocol : la synchronisation avec la poste
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Lancer des commandes sur un hôte distant
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File Transfer Protocol
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Deep Packet Inspection : la lecture (et la modification ?) à la volé des paquets IP qui transitent sur un réseau
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Le routeur en oignon qui permet de camoufler son identité
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L'outil de détection des ports ouverts (entre autres)
ATTENTION : SON UTILISATION SUR UNE MACHINE DONT LE PROPRIÉTAIRE N'A PAS EXPLICITEMENT DONNE SON AUTORISATION EST ILLEGALE
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Distribution Linux à charger sur une clef USB, qui utilise le réseau TOR, afin de faire le maximum pour garantir l'anonymat sur Internet. Son usage est parfaitement légal, au risque de froisser certains fournisseurs de services bien connus.
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Distribution Linux orientée "Penetration Testing". Elle contient tous les outils permettant de tester la sécurité d'un réseau. ATTENTION, effectuer un test de sécurité sur un réseau à l'insu de son propriétaire est parfaitement ILLEGAL. La plupart des outils disponibles dans cette distribution ne doivent donc être utilisés que dans un environnement contrôlé, et donc avec prudence.
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Ci dessous des articles sur l'actualité des réseaux informatiques, associés à des questions techniques. Si vous n'arrivez pas à accéder à l'intégralité d'un article, demandez moi.
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A la lecture de ce texte, dont on peut trouver une version complète si l'on est pas abonné à Médiapart, l'on peut se poser les questions suivantes :
- Comment le FBI a-t-il pu, des Etats-Unis, fermer le site Megaupload, basé à Hong-Kong ?
- Comment fonctionne l'attaque par déni de service (DDoS) ?
- Que se passe-t-il dans le serveur lors d'une DDoS ?
- Comment se fait-il que certains serveurs soient plus résistants que d'autres ?
- Quel est la paramètre critique d'un serveur pour résister à une DDoS ?
- Comment peut-on faire pour masquer son adresse IP ?
- Expliquer ce qu'est un botnet et comment on peut l'utiliser pour réaliser une DDoS.
- Pourquoi, grâce à un botnet, les enquêteurs sont-ils dirigés vers une fausse piste ?
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Les non abonnés à Mediapart pourront, outre envisager de s'abonner, trouver de nombreux résumés de ce texte, en accès libre. A sa lecture, on peut se poser les questions suivantes :
- Quelles sont les connaissances "que tout le monde est capable de trouver sur Internet", qui ont été nécessaires au pirate ?
- Si on est un parlementaire, quelle précaution minimale faut-il prendre avec son téléphone portable ?
- Quel message est affiché lors d'une tentative d'intrusion ? Comment le téléphone détecte-t-il la tentative d'intrusion ?
- Quel est le nom de ce type d'attaque ? En existe-t-il des équivalents en dehors du réseau WiFi ?
- Quel est le "un peu d'effort" nécessaire pour accéder aux comptes personnels ?
- Cette action est illégale. A partir de quand commencent-elle à être illégale ?
- Qu'est-ce qu'un système propriétaire ? Pourquoi est-ce que cela exclut les logiciels standard ?
- Comment la NSA peut-elle accéder aux données des "data centers" ?
- Quel pourrait être la motivation de Microsoft pour ne pas chiffrer les échanges entre ses serveurs ?
- Pourquoi Microsoft mettrait-il des "backdoor" dans ses logiciels ? Connaissez-vous le Patriot Act ?
- Quel protocole utilise Skype ? Pourquoi est-il interdit sur Renater ?
- Au final, sommes nous parano ?
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PRISM, vous connaissez ?
- Le Net est né aux Etats-Unis. Comment ?
- Qu'est-ce qui unifie Internet ?
- Qui décide des protocoles utilisés ? Donner un exemple actuel important.
- Qu'est ce que la "neutralité de net" ? Pourquoi est-elle mise en péril en France (par Free notamment) ?
- Pourquoi le fait de privilégier certaines routes ou interdire certaines autres créerait-il des problèmes techniques ? Est-ce impossible ?
- En supposant que c'est possible, cela résoudrait-il les problèmes d'espionnage ?
- A propos de la déclaration de Montevideo:
- Quelle différence entre Internet et le World Wide Web ?
- Commenter et expliquer : Ils ont également appelé à la transition vers IPv6 qui doit rester une priorité au niveau mondial. En particulier les fournisseurs de contenus Internet doivent servir le contenu des services sur IPv4 et IPv6, afin d'être pleinement accessible sur l'Internet mondial.
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- Expliquer comment l'unité spéciale TAO de la NSA a pu rediriger les utilisateurs de LinkedIn vers un de leurs serveurs.
- Suite à cette redirection, comment l'unité TAO a-t-elle pu installer un de ses programmes sur l'ordinateur de l'utilisateur ?
- Le texte mentionne l'adresse IP comme étant un identifiant unique. Est-ce vrai ? L'adresse IP est-elle un identifiant unique ? Dans la version 4 du protocole IP ? Dans sa version 6 ?
- Connaissez-vous un autre exemple d'attaque du type Homme-du-milieu (Man in the middle)?
- Les protocoles cryptés protègent-ils toujours de ce type d'attaque ? Donner des exemples.
- Comment pourrait-on, dans le cadre du protocole ARP duper l'ordinateur cible au moyen d'un ordinateur ultra-rapide ?
- Expliquer ce qu'est la table de routage d'un routeur.
- Comment la manipulation de la table de routage permet-elle de rediriger le trafic Internet ?
- Expliquer pourquoi Kave Salamatian dit que la NSA peut facilement faire des attaques type Man-in-the-middle
- Ce même Salamatian dit que tout système informatique est piratable. Cela inclut-il les consoles de jeu et autres media center ? Pourquoi ?
- Le texte fait une nuance entre attaque passive et attaque active, différentes d'un point de vue légal. Pouvez-vous donner des exemples de chacune d'elle ?
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LaTeX4Web 1.4 OUTPUT - L'article mentionne que "Le pays a d'ailleurs son propre réseau IP renfermé sur lui même (non relié à Internet, il est plutôt une sorte de gros intranet national ultra surveillé), le Kwangmyong".
- Connaissez-vous, plus proches de vous, des réseaux IP déconnectés d'Internet, au sens du protocole IP ?
- Dans ces réseaux, où et comment une censure pourrait-elle être faite? Connaissez vous des exemples en France ?
- La Corée du Nord est accusée d'avoir paralysé les sites de grands médias nationaux sud-coréens.
- Quelle est la technologie à laquelle elle a du avoir recours pour ce faire ?
- Comment un serveur web fait-il pour répondre à plusieurs requêtes simultanées ?
- Que faut-il mettre en oeuvre pour se protéger de ce type d¢attaque ?
- L'article mentionne que la Corée du Nord dispose des plages 175.45.176.0/24, 175.45.177.0/24, 175.45.178.0/24, 175.45.179.0/24.
- Comment interprétez-vous cette phrase ?
- Quel masque de sous-réseau est probablement affecté à chacun de ces réseaux ?
- Combien d¢ordinateurs connectés à Internet y-a-t-il, au maximum, en Corée du Nord ?
- Olivier Laurelli indique que 14 machines répondaient sur la plage 175.45.176.1/24
- Pourquoi le 1 à la fin de cette adresse ? Est-ce une erreur ?
- Comment a-t-il fait pour découvrir ceci ?
- Quel protocole a-t-il utilisé ?
- Pourriez-vous le faire vous-même ? Comment ?
- L'article indique, à propos de la Korean Central News Agency : "Le host nous indique ces 2 adresses IP : [...]"
- Que signifie cette phrase ?
- Où sont stockées ces correspondances entre adresses kcna.kp et 175.45.177.74 ?
- Pouvez-vous trouver ces informations vous même ? Comment ?
- Qu¢est-ce qu'un serveur Apache ? Comment fonctionne-t-il ? Comment accède-t-on à un serveur Apache sur une machine donnée ?
- Certaines personnes, en Corée du Nord, ont accès à Internet tel que nous le connaissons. Mais cet accès est surveillé. En vous basant sur vos connaissances du protocole IP, imaginez comment une telle surveillance peut se faire.
- Qu¢est-ce qu¢un VPN ? Quelqu'un désirant avoir accès à Internet à partir de l'intérieur de la Corée du Nord pourrait-il utiliser cette technologie ? Pourquoi ? A quoi un VPN peut-il servir en France ?
- Même question pour un serveur proxy.
L'article en lui même est recopié ci-dessous.
Rendons à César ce qui est à Bluetouff
Corée du Nord : ça va être touuuut noiiiiir - Paperblog
LucaAVERTISSEMENT : Si après la lecture de ce billet, il vous passait par la tête de plonger dans le noir la Corée du Nord, pensez plutôt à l’impact ridicule de ce type d’action et mettez la en perspective avec le fait de trouver un moyen de faire en sorte que les nords coréens puissent accèder à Internet. Méditez ceci : « les gens qui se parlent ne se font pas la guerre ».
Il y a déjà bien deux ans de ça, je m’intéressais avec l’ami @fo0_ au tout petit bout d’Internet Nord Coréen. Les internautes n’y sont pas légion. Le pays a d’ailleurs son propre réseau IP renfermé sur lui même (non relié à Internet, il est plutôt une sorte de gros intranet national ultra surveillé), le Kwangmyong. Aujourd’hui, avec les frasques de Kim Jong Un, les regards du monde entier se braquent sur la Corée du Nord. Avec la perspective d’un conflit armé, et les menaces d’un conflit thermonucléaire, on imagine mal une intervention qui ne soit pas accompagnée d’une attaque informatique dans les règles.
La Corée du Nord est soupçonnée d’avoir mené une attaque informatique d’envergure sur la Corée du Sud le 20 mars dernier. Cette attaque aurait paralysé de nombreux sites dont ceux de grands médias nationaux (KBS, MBC et YTN) ainsi que des sites bancaires. Ce sont au total plus de 30 000 machines qui ont été victimes de cette attaque que Séoul soupçonne orchestrée par le Bureau général de reconnaissance de la Corée du Nord. S’il semble à en croire Séoul que la Corée du Nord a bien une cyber doctrine offensive, le pays semble cependant très vulnérable à des attaques qui pourrait paralyser le peu d’infrastructures dépendant du réseau Internet.
Relativisons tout de suite. La Corée du Nord ne semble pas avoir d’infrastructures « vitales » qui dépendent du réseau Internet (du moins de ce qu’on peut en voir, de ce qui est public). Il est aussi probable que les infrastructures offensives nord coréennes ne soient même pas situées sur son territoire.
Allons donc visiter ce réseau pour voir ce que ça peut donner en terme défensif… et vous allez vite comprendre que ce n’est pas brillant.
L’IANA a donné à la Corée du Nord quelques IPv4. Elles se situent sur les plages :
- 175.45.176.0/24
- 175.45.177.0/24
- 175.45.178.0/24
- 175.45.179.0/24
Tous les sites sur ces plages IP sont des sites gouvernementaux ou apparentés. Les noms de domaines en .kp (l’extension de la Corée du Nord) sont eux aussi tous plus ou moins directement liés au gouvernement nord coréen.
Lors de mes tests, 14 machines répondaient sur le range 175.45.176.1/24. Il s’agit des IP :
- 175.45.176.3
- 175.45.176.6
- 175.45.176.8
- 175.45.176.9
- 175.45.176.10
- 175.45.176.12
- 175.45.176.15
- 175.45.176.16
- 175.45.176.65
- 175.45.176.67
- 175.45.176.70
- 175.45.176.71
- 175.45.176.129
- 175.45.176.131
C’est d’ailleurs le range le plus intéressant. Outre le fait que les nord coréens semblent être des grands fans de CentOs, sur ces 14 machines, au moins 10 d’entre elles comportent des vulnérabilités critiques. C’est cette plage qui accueille l’une des deux IP de KCNA, le site de la Korean Central News Agency (KCNA.kp) et qui distile la propagande de Pyongyang. Le host nous indique ces 2 adresses IP :
- kcna.kp has address 175.45.177.74
- kcna.kp has address 175.45.176.71
La machine 175.45.176.71 présente une version du serveur web Apache qui n’est pas à jour et semblant vulnérable aux CVE suivants :
- http://web.nvd.nist.gov/view/vuln/detail?vulnId=CVE-2009-2412
- http://web.nvd.nist.gov/view/vuln/detail?vulnId=CVE-2010-0434
- http://web.nvd.nist.gov/view/vuln/detail?vulnId=CVE-2010-0425
- http://web.nvd.nist.gov/view/vuln/detail?vulnId=CVE-2010-0408
- http://web.nvd.nist.gov/view/vuln/detail?vulnId=CVE-2009-3555
- http://web.nvd.nist.gov/view/vuln/detail?vulnId=CVE-2007-6750
… et pas mal d’autres…
On trouve ensuite des serveurs DNS sur les IP
- 175.45.176.8
- 175.45.176.9
- 175.45.176.15
- 175.45.176.16
Ces 4 machines présentent une version de Bind outdatée (une 9.8.1), vulnérable à une tripotée de dénis de service :
- http://web.nvd.nist.gov/view/vuln/detail?vulnId=CVE-2013-2266
- http://web.nvd.nist.gov/view/vuln/detail?vulnId=CVE-2012-3868
- http://web.nvd.nist.gov/view/vuln/detail?vulnId=CVE-2012-3817
- http://web.nvd.nist.gov/view/vuln/detail?vulnId=CVE-2011-4313
- http://web.nvd.nist.gov/view/vuln/detail?vulnId=CVE-2012-1667
La machine 175.45.176.8 est le NS1 des sites suivants :
La machine 175.45.176.9 est le NS2 des sites suivants :
La machine 175.45.176.15 est le NS1 des sites suivants (ici c’est surtout sur les sous-domaines que l’on trouve des sites) :
La machine 175.45.176.16 est le NS2 des sites suivants (toujours sur des sous-domaines):
A en croire ce que nous avons sous les yeux, et à en croire cette requête Google, frapper ces 4 machines mettrait dans le noir tout ce qui porte une extension en .kp… et comme ces 4 machines présentent toutes les vulnérabilités mentionnées un peu plus haut, nous pouvons décemment conclure qu’il est redoutablement simple de plonger tous les sites nord coréens dans le noir le plus total.
Conclusion : les DNS sont le talon d’Achille de la Corée du Nord. L’internet Nord Coréen ne survivrait pas 5 minutes à l’attaque d’un script kiddie. L’infrastructure DNS de tout le pays repose sur 4 serveurs dont la version de Bind est trouée. La moindre attaque informatique sur cette pseudo infrastructure virerai à la déculottée et à l’humiliation pour Pyongyang.
Je reviendrai probablement plus tard sur la Corée du Nord et sur les firewalls « nationaux » (sous FreeBSD) qui eux aussi présentent toutes les qualités d’un bon emmental Suisse mais aucune de ce que l’on attend d’un firewall décent…
Billets aléatoirement en relation... ou pas:- Gérard Longuet en VRP de la mort en Libye
- Plus rien ne sera jamais comme avant
- Copwatch : le fiasco de Claude Guéant
- NSA : No Such Article
- L'article mentionne que "Le pays a d'ailleurs son propre réseau IP renfermé sur lui même (non relié à Internet, il est plutôt une sorte de gros intranet national ultra surveillé), le Kwangmyong".
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Les Travaux Pratiques associés à ce cours, et conçus par Yann Morere et Christyves Chevalier
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En vrac, des liens intéressants, des ressources amusantes, et toute cette sorte de chose.
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Le guide de la NSA à la recherche sur Internet.
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Une utilisation, disons différente, de Google.
Attention, certains ont été condamnés pour cela.
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