Science Ouverte, Données de la Recherche et Publication Scientifique

Sitio: ARCHE Université de Lorraine
Curso: mdtest
Libro: Science Ouverte, Données de la Recherche et Publication Scientifique
Imprimido por: Invitado
Día: martes, 4 de agosto de 2026, 17:19

Descripción

Sommaire :
1 - Qu'est-ce que la Science Ouverte ?
2 - Les Données de la Recherche
3 - Le chercheur et son article, Revues prédatrices
4 - Comment définir l'Open Access ?

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1. La Science Ouverte

Qu'est-ce que la science ouverte ?

 https://www.canal-u.tv/136595 (Source : Canal-u.tv, Qu'est-ce que la Science Ouverte ? 2023)

« La science ouverte est la diffusion sans entrave des résultats, des méthodes et des produits de la recherche scientifique. Elle s’appuie sur l’opportunité que représente la mutation numérique pour développer l’accès ouvert aux publications et – autant que possible – aux données, aux codes sources et aux méthodes de la recherche [1]. »

Pour résumé, la science ouverte est la diffusion sans entrave de tous les produits de la recherche, dont les publications et données de la recherche.

Les enjeux de la science ouverte [2]

·         Enjeux académiques : faciliter l’accès à l’information scientifique et technique ; faciliter les échanges entre pairs, la circulation des idées ; garantir l’objectivité des connaissances.

·         Enjeux politiques : restaurer la confiance (mouvements anti-science) ; science au cœur de la démocratie avec besoin d’information du citoyen, les sciences participatives, les forums hybrides, un pilier des démocraties modernes.

Par ex., si vous utilisez les applications Plantnet pour reconnaître les plantes que vous croisez en randonnée ou Birdnet, le shazam des chants d’oiseaux, c’est de la science ouverte. Ces applications reposent sur des bases de données ouvertes et collaboratives auxquelles vous pouvez participer.

·         Enjeux économiques : efficience des dépenses publiques ; économie de la connaissance avec un partage générateur de croissance, de réduction des coûts ; permettre l’accès pour tous, y compris dans les établissements moins bien dotés financièrement.

Sources : Privés de savoir, #Datagueule 63, Youtube, 2016.

En tant qu'étudiants, vous êtes consommateurs de science ouverte. Vous accédez et réutilisez des ressources en accès ouvert (sans paiement) et des ressources libres (en accès ouvert et réutilisables en fonction de la licence de réutilisation).

Vous voulez en savoir plus sur la Science Ouverte ? N'hésitez pas à consulter le site de l'Université de Lorraine dédié à la Science Ouverte : https://scienceouverte.univ-lorraine.fr/


2. Les données de la recherche

Les données de la recherche : définition

Il existe plusieurs définitions des données de la recherche, mais celle qui est le plus souvent citée est celle de l'OCDE : « Les données de la recherche sont définies comme des enregistrements factuels (chiffres, textes, images et sons), qui sont utilisés comme sources principales pour la recherche scientifique et sont généralement reconnus par la communauté scientifique comme nécessaires pour valider des résultats de recherche.»

Doranum, Infographie « Données de la recherche : quesaco ? », 2022, https://view.genial.ly/620e2be536a14900172bc0db/interactive-content-prodlkinfographie-definition-donnees-de-la-recherche

·       Les données peuvent être produites, c’est-à-dire créées, élaborées, générées. Ce sont par exemple des observations, des mesures...

·       Elles peuvent être collectées, c’est-à-dire qu’elles existent déjà. Ce sont par exemple des corpus, des archives...

·       Elles peuvent être les deux.

La manière dont elles sont exploitées, analysées et traitées change leur nature. Elles peuvent ainsi être brutes ou dérivées de données brutes. Par conséquent, il existe différents types de données :

·       Les données d’observation (capturées en temps réel, souvent uniques, impossibles à reproduire) : relevés météorologiques, images, neuroimagerie, photographie astronomique, données d’enquête, relevés de fouilles archéologiques…

·       Les données expérimentales (obtenues à partir d’équipements de laboratoire, souvent reproductibles) : chromatogrammes, spectrométrie, analyses de puces à ADN…

·       Les données de simulation numérique (générées par des modèles informatiques ou de simulation, souvent reproductibles si le modèle est correctement documenté) : modèles climatiques, modèles de simulations sismiques, modèles économiques…

·       Les données dérivées ou compilées (issues d’un traitement ou d’une combinaison de données "brutes", souvent reproductibles) : résultats de fouille de texte (angl. Text and Data Mining ou TDM), bases de données compilées…

·       Les données de référence (collection ou accumulation de jeux de données revus par les pairs, annotés et mis à disposition) : base de données de séquences génétiques (GenBank), structures chimiques, base de données de cristallographie, collection de lettres ou archive d’images historiques, plans de cadastres…

 Les cahiers de laboratoire, les projets de recherche, les échanges entre chercheurs, les objets matériels comme des échantillons de laboratoire, des souches bactériennes ou des animaux de laboratoire (souris) ne sont pas des données de recherche.
 
Et vous, vous gérez vos données de recherche ? 

Bien gérer ses données concerne tout le monde. En tant qu'étudiants, vous produisez des données sous forme de fichiers texte, tableurs Excel ou de graphiques. Vous les traitez, les analysez et vous en réutilisez peut-être, en citant les sources. Bref, vous êtes vous-même au cœur du cycle de la vie de la donnée. En science ouverte, les principes FAIR guident l'ensemble du cycle : "Facile à trouver, Accessible, Interopérable, Réutilisable." 

Le cycle de vie des données

·       Créer : concevoir sa recherche, planifier la gestion des données (formats, stockages, consentement pour le partage…), localiser les données existantes, collecter les données, créer les métadonnées associées.

·       Traiter : saisir, transcrire, traduire les données, les vérifier et les nettoyer les données, anonymiser les données si nécessaire, les décrire.

·       Analyser : interpréter, dériver, produire des résultats de recherche, publier.

·       Conserver : migrer les données vers le meilleur format et le meilleur support, sauvegarder et stocker, documenter, archiver.

·       Donner accès : partager les données, contrôler les accès, établir les droits d’auteur, promouvoir les données.

·       Réutiliser : évaluer la recherche, contrôler les résultats, relancer de nouvelles recherches.



3. Le chercheur et son article ; Revues prédatrices

Le chercheur et son article : une aventure en trois actes

Retrouvez ci-dessous le processus de publication d'un article scientifique de la rédaction à sa publication dans le circuit de publication "traditionnel" :

  

 


Ici, retrouvez une autre vidéo claire et concise sur le circuit de l'édition scientifique : 
https://replay.ec-lyon.fr/bibliotheque/formation/video/0234-circuit-de-ledition-scientifique

Sources :
- Le chercheur et son article, une aventure en trois actes, La Physique autrement, Youtube, 2014.
- Bibliothèque Michel Serres, Ecole Centrale Lyon, 2017. 


Attention aux revues prédatrices !

 

 

Vidéo : Le chercheur et le prédateur. Ou reconnaître et se prémunir contre les éditeurs prédateurs : conseils pour les enseignants et les étudiants aux cycles supérieurs, Bibliothèques du réseau de l'Université du Québec (2019).

De 0:39 à 1:23 s. La vidéo donne une définition rapide des revues prédatrices.

Les revues prédatrices sont une conséquence néfaste de l’open access : elles profitent de l’injonction à ouvrir la recherche pour faire payer les chercheurs pour publier, en se souciant peu de la qualité et de l’intégrité scientifiques. Elles se prétendent scientifiques mais n’ont pas de comité éditorial ou de processus de relecture par les pairs. Elles adoptent souvent des démarches agressives pour inciter les chercheurs à publier chez eux (sur-sollicitation, communication mensongère).

Il est difficile de les identifier et leur liste évolue sans cesse. On parle d’éditeurs douteux, frauduleux, de la zone grise, discutables.

L’éditeur prédateur OmniScriptum Publishing, anciennement VDM Verlag, contacte régulièrement des étudiants pour publier leurs mémoires de master et thèses.

Pour limiter le risque de tomber sur des éditeurs prédateurs, il vaut mieux consulter et citer des articles via les bases de données vérifiées de l’UL. Cette méthode n’est toutefois pas infaillible.

Quels sont les critères à donner aux étudiants pour détecter les revues prédatrices ?

=> Un outil utile : https://thinkchecksubmit.org/journals/french/

=> La meilleure solution : passer par les bases de l’UL.

=> Rappeler qu’il faut être vigilant et recouper ses sources.


4. Comment définir l'Open Access ?


openaccess

Le libre accès ou open access est la mise à disposition immédiate, gratuite et permanente sur Internet des publications scientifiques issues de la recherche et de l’enseignement.

Cette notion recouvre :

  • L’accès ouvert (gratis open access) : données diffusées en ligne gratuitement.
  • Le libre accès (libre open access) : données diffusés en ligne gratuitement et librement, c’est-à-dire soumises à une licence d’utilisation dite libre (ex. Creative commons).

On distingue plusieurs modèles ou voies de l’open access : la voie verte et la voie dorée.



Ces images sont mises à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution 4.0 International

Pour plus d'informations : https://scienceouverte.couperin.org/la-voie-verte-2/ et https://scienceouverte.couperin.org/la-voie-doree-2/