Alors que les boulangeries ont le droit depuis mardi d'ouvrir toute la semaine sans jour de congé par dérogation du ministère du Travail d'une loi presque centenaire (AFP); alors les horaires d'approvisionnement des supermarchés ont été libéralisés; alors que les cours à distance se développent à l'université (chose sous-tendue par la LPPR), on peut se demander quelles seront les conséquences, au sortir de la crise, sur l'organisation du travail et si ces exceptions ne deviendront pas la règle.
En effet, pour le cas des boulangeries, il apparaît que la décision n'est pas justifiée: il n'y a pas de problème d'approvisionnement en farine, eau et sel, aucune pénurie n'est donc à prévoir et si votre boulangerie ferme le dimanche, il faut acheter un peu plus de pain le samedi. Cette mesure a d'ailleurs probablement pour principale visée d'apaiser les populations.
Et certes du côté des universités on pourra faire remonter après la crise le bricolage que les cours en ligne ont pu être (pas pour madelhis évidemment) mais on pourra montrer que, globalement, on a réussi et qu'avec du temps, les bons outils et l'apprentissage pour s'en servir, on pourrait généraliser cette pratique à la période après-crise.
Pour toutes ces exceptions pourra-t-on faire machine arrière de façon évidente?
Loup