Dans la famille “nous ne sommes pas rationnels” (et peut-être tant mieux) m’est venue une idée: puisque l’on estime qu’il faut que 60% de la population au moins soit immunisée (entendons soit tombée malade et ai guérie; je n’entre pas dans le débat sur le fait qu’on pourrait être immunisé et retomber malade) pour que le coronavirus disparaisse et que, en l’état actuel des choses, il y a de grandes chances pour que ça finisse par arriver avant l’échéance d’un an et demi où on pourra espérer avoir un vaccin, il faudrait peut-être songer à infecter volontairement les plus jeunes de la population (dont je fais parti). Ces populations ont le plus de chance de survivre donc feront augmenter le pourcentage de personnes immunisées et éviteront à des personnes plus vulnérables de tomber malade et enfin pourront transmettre leurs anticorps via leur plasma (les test sont lancés, on aura les résultats d’ici un mois et demi je crois).
Cette idée est volontairement un peu “extrême” mais elle interroge encore une fois entre le choix kantien et le choix utilitariste, étant probable que ce qui est proposé plus haut, un choix utilitariste, fera moins de victime au final. Pour autant, je n’imagine pas qu’un tel choix soit pris.
Les réticences à accepter cette solution sont pour moi au nombre de deux: la maladie étant par essence néfaste à l’homme, il est assez difficile d’accepter d’infecter sciemment des gens. Et ceci est lié à l’idée qu’une personne a moins de chance de tomber malade et de mourir… si elle n’est pas infectée par la-dite maladie, raisonnement qui finalement ne tient qu’à l’échelle individuelle comme nous venons de le voir.
L’autre raison serait pour moi cette conception que les jeunes ont un droit à la vie plus important que les plus âgés parce qu’ils ont moins vécu (ce qui voudrait dire que ce qui est important dans la vie, c’est la quantité; il est vrai qu’on peut difficilement juger la qualité d’une vie).
Qu’en pensez-vous?
Loup