Réflexions autour de l’épistémologie de l’Archéologie

Réflexions autour de l’épistémologie de l’Archéologie

by Deleted user -
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Bonjour à tous, 

je lance une bouteille à la mer en créant ce fil, car je réfléchis depuis longtemps (raison de mon inscription à ce superbe Master) à des problématiques liées à quelque chose qui fait grincer les dents des archéologues français: l’épistémologie de l’archéologie. 

En effet, encore trop peu d’archéologues se spécialisent en France sur ce sujet pourtant prometteur, et cela s’explique par la méthodologie même et par l’essence même de l’archéologie française: la donnée pure, le fait archéologique, (concept d’ailleurs qui a d’ailleurs perdu de sa substance, devenant un synonyme à mon grand désespoir de restes matérielles). 

Etant donné que je voudrais réfléchir à cette thématique pour mon mémoire de Master (et thèse?) j’aimerais savoir si des professeurs, des curieux, seraient intéressés de m’aider à réfléchir sur des questions liées à ce sujet. Il peut s’agir de thèmes comme la place de l’étude rituelle (et le concept même) dans les études scientifiques, la place des paramètres culturels et sociologiques dans l’étude du fait archéologique, le lien entre étude scientifique (en archéologie bien évidemment) l’interprétation (et sa place dans l’étude archéologique et scientifique); ainsi que beaucoup d’autres sujets qui mériteraient d’être repris, il me semble.  

Car en France, les archéologues se sont appuyés longtemps sur des données brutes à foison, ont développé des méthodologies inductives basées sur un empirisme total, et ont peu considéré l’apport de l’interdisciplinarité pour étudier les faits qui ne relevaient pas purement de ces données de terrain, ou qui manquaient. Il n’est donc pas étonnant que l’archéologie cognitive, l’ethno-archéologie, les Death Studies, se soient développés chez nos amis anglo-américains; et qu’aujourd’hui, une question aussi futile comme « qu’est-ce qu’un fait archéologique ? » soit si peu consensuelle parmi les scientifiques et les archéologues.  

S’il y a eu un développement certain des méthodes ces dernières années, s’il y a eu des travaux sur l’histoire des sciences archéologiques, il manque à mon sens dans ma discipline de base toute une réflexion centrée sur elle-même, une réflexion ontologique visant à créer de nouveaux concepts qui puissent être mis en corrélation avec des techniques de plus en plus pointues, performantes, mais parfois utilisées de façon mécanique, purement quantitative et avec des données de plus en plus nombreuses, mais qui manquent parfois d’études, voire qui sont totalement écartées des études. 

Voilà je ne sais pas si je suis très clair, s’il y aura des gens pour m’aider dans une thématique qui, encore une fois, nage dans l’inconnu en archéologie et fait grincer des dents, mais où il y a déjà des pionniers. Malheureusement, ces pionniers ont déjà une crédibilité, et s’il doit y avoir des petits nouveaux dans l’arène, il faut qu’ils apportent un vrai plus pour être pris au sérieux. 

Merci à ceux qui voudront bien m’aider dans un thème qui me tient à coeur, cela me ferait chaud au coeur. 

Ian.    

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Re: Réflexions autour de l’épistémologie de l’Archéologie

by Cyrille Imbert -

Alyson Wylie, dans mon souvenir, a travaillé sur ce thème.